Au fil des villes du Loiret…

La Ferté-Saint-Aubin

 

Les roses du Prince Masséna 

En 1822, le château et son immense domaine sont rachetés par François-Victor Masséna, prince d’Essling, duc de Rivoli (1799-1863), le fils du célèbre maréchal de Napoléon. Le prince veut faire de la Ferté une luxueuse résidence où mener la vie insouciante et superbe des dignitaires de l’Empire.

Passionné de botanique et d’art des jardins, il transforme le parc de fond en comble, le redessine « à l’anglaise », tout en courbes et en arabesques. Il le plante de variétés d’ornement encore rares, et surtout d’essences résineuses les plus précieuses, qui étaient à peine acclimatées en France et faisaient l’admiration des spécialistes. Il aménage une petite île artificielle derrière le château baptisée  en l’honneur de sa femme, l’île de la Princesse, pour s’y adonner à sa passion des fleurs et des plantes rares. Il y crée une roseraie, installe de nombreuses serres chauffées pour y faire pousser des plantes tropicales. L’immense orangerie, restaurée, se remplit d’essences méditerranéennes.

Ce merveilleux jardin floral, que le Prince ouvrait volontiers aux habitants de La Ferté, attiraient de célèbres voyageurs, artistes ou botanistes.

 

Les pépinières Roger Véron et les roses 

Les pépinières Véron, créées par Louis-Auguste Véron en 1861, puis reprises par son fils Léon Véron en 1890, ont été l’un des fleurons horticoles de la Ferté-Saint-Aubin. Léon Véron se fait connaître par la qualité de sa production, spécialisée dans les plants d’arbres fruitiers, forestiers et d’agrément, mais aussi dans les fleurs (rosiers et chrysanthèmes).

En 1919, il cède les pépinières à son fils Roger Véron qui va développer son activité : pépiniériste et sylviculteur, il se spécialise dans les cultures de jeunes plants forestiers, sans oublier les roses, dont il présente un riche catalogue. A son décès, son fils Claude reprend sa suite jusqu’à la fermeture définitive de la maison en 1991.

Clin d’œil : Les terrains sur lesquels se trouvaient les pépinières ont été lotis. Il ne reste de cette entreprise que… la cloche : Roger Véron a été président du Syndicat d’initiative de la Ferté de 1967 à 1990. Ce qui explique que, sur le toit de la Maison du Tourisme inaugurée en 1992, sous l’auvent de l’horloge, se trouve, en souvenir de Roger Véron et de son important établissement horticole, la cloche des pépinières Véron, qui sonnait pour donner l’heure aux ouvriers qui travaillaient dans les pépinières.

La Ferté-Saint-Aubin