Au fil des villes du Loiret…

Montbarrois

 

La rose figure sur le blason de Montbarrois : une rose rouge, empruntée aux armes de la famille Betauld qui posséda la seigneurie entre le 17e et le 18e siècle. Louis Betauld, seigneur de Montbarrois et Chemault portait trois roses rouges à son blason.

Jardins de la Javelière 

Ce parc paysager à l’anglaise abrite plusieurs roseraies de rosiers anciens et modernes (au total 650 variétés de roses), dont une belle Collection agréée par le CCVS de rosiers botaniques.

Ce merveilleux jardin décline en effet, dans des mises en scènes variées, les roses sous toutes leurs facettes, poétiques et botaniques, anciennes et modernes, côté fleurs et côté fruits, qui font le bonheur des amateurs de roses d’une saison à l’autre : la roseraie moderne avec son bassin et la statue de Baggio (qui comprend 450 variétés modernes choisies parmi les résultats des concours), les roses anciennes en liberté autour de l’étang et un peu partout dans le parc, le Rosarium et sa collection de rosiers botaniques de près de 300 taxons, originaires de Chine, d’Amérique, du Moyen-Orient (qui a reçu le label Collection Nationale du CCVS en 2006 : c’est une collection unique en France, avec celle d’Angers, qui comprend près des 2/3 des variétés existantes). Dans le Rosarium, les rosiers sont plantés en massifs en fonction de leur continent d’origine, à l’exception des jaunes et des orangers regroupés en un seul massif pour éviter les mélanges inesthétiques de couleurs.
Plus d’infos sur le jardin de la Javelière.

 

Clin d’œil historique : Pèlerin de la Buxière part faire fortune, au début du XVIIIe siècle, à Saint-Domingue où il va acquérir des plantations de canne à sucre. C’est son fils Louis-Jean, né à Saint-Domingue où il a été « médecin du Roi aux colonies », qui, à son retour en France, achète en 1778 les seigneuries de Nibelle et de la Javelière.
Or c’est de Saint-Domingue que viennent, au début du XIXe, les rosiers de la famille Noisette : le botaniste Philippe Noisette, parti à Saint-Domingue, y obtient le premier rosier de la famille Noisette, en croisant un Rosa chinensis avec un Rosa moschata : c’est ainsi qu’il obtint l’adorable Blush Noisette (toujours très apprécié des amateurs de roses), que Redouté a peint et fait figurer dans le deuxième volume de son ouvrage sous le nom de « Rose de Philippe Noisette ».

Montbarrois