Au fil des villes du Loiret…

 

Nogent-sur-Vernisson

 

L’Arboretum des Barres

 

Les Vilmorin avaient toujours été grands amateurs et collectionneurs de roses. Le premier à s’y être intéressé était Philippe-Victoire (1746-1804). Son fils Philippe-André développa la collection familiale qui passait sous le Premier Empire pour l’une des plus importantes collections de roses en France.

Mais ils créèrent peu de roses nouvelles. On connaît une « Unique carnée » appelée aussi « Rose Vilmorin »

Maurice de Vilmorin (1849-1918) et les roses : Dendrologue remarquable, il est aussi passionné aussi par les rosiers botaniques, il s’était intéressé à l’étude de ce genre et en réunit aux Barres, grâce à ses liens très étroits avec de nombreux explorateurs botanistes (les missionnaires catholiques qui exploraient la flore chinoise) et grands amateurs, une importante collection d’espèces et de formes : le Rosetum des Barres, qu’il installe près du château.  En 1904, sa collection de rosiers botaniques comptait plus de 450 variétés, et fait, à l’époque, référence dans le monde entier. Cette collection, tout à fait exceptionnelle, était un véritable petit trésor naturel. La liste complète des rosiers cultivés aux Barres, en 1904, figure dans le Catalogus Primarius-Fruticetum Vilmorinianum par Maurice de Vilmorin et Désiré Bois.

Pour composer cette collection, il a été en relations avec les grands rosiéristes du Loiret, dont Léon Chenault.

Il avait aidé Jules Gravereaux à constituer la roseraie de L’Haÿ. Une grande amitié liait les deux hommes. Et c’est aussi avec Jules Gravereaux qu’il intervient pour reconstituer la roseraie de la Malmaison.

Maurice de Vilmorin a été, à partir de 1899 jusqu’à la fin de sa vie président de la section des roses à la SNHF (c’était à cette époque une section active et prestigieuse qui comptait dans le domaine de la rose). Il a publié une étude intitulée « Les plus belles roses au début du XXe siècle. »

En 1911, lors du Congrès national de roses de Lyon, il reçoit la médaille d’or pour l’ensemble de son travail autour des roses.


Arrêt sur les rosiers botaniques :
Ce sont les roses sauvages par excellence, dont il existe quelque 150 espèces de par le monde. Originaires des régions tempérées du globe, beaucoup d’entre elles s’acclimatent facilement dans nos jardins.

Clin d’œil : l’Hôtel de la Rose à Nogent-sur-Vernisson
Nogent était une étape et un relais de poste important, situé sur ce qu’on appelait autrefois « la route d’Antibes », la future Nationale 7. L’hôtel de la Rose était un établissement cossu, situé tout près de l’église. C’est là que s’était arrêté pour déjeuner, à 11 heures le 24 novembre 1804, le Pape Pie VII, appelé à Paris par Napoléon pour son couronnement. Plus tard, au début du 20e siècle, situé sur la fameuse Nationale ou Route Bleue qu’allaient emprunter tous les touristes descendant vers le Sud, l’hôtel, qui avait pris le nom d’hôtel du Puy de Dôme, était devenu une étape fameuse sur la route des vacances. Une partie du bâtiment, privé de son grand jardin, existe toujours.

 

Infos pratiques : L’Arboretum des Barres

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