Description de la forêt d’Orléans

C’est dans la forêt d’Orléans qu’a commencé la belle aventure de la rose dans le Loiret. En effet la petite rose sauvage, originaire de nos contrées, rosa gallica ou rose de France, croissait spontanément autrefois en forêt et sur les lisières sauvages du Gâtinais. Cette espèce sauvage, à cinq pétales et au délicat coloris, est l’ancêtre de très nombreuses variétés de rosiers cultivées. C’était ce petit rosier sauvage qu’on venait chercher en forêt au Moyen-Age pour planter dans les jardins : en effet les  jardiniers avaient observé que, transplanté dans un sol fertile, ce petit rosier manifestait spontanément une duplicature de la corolle et passait à 10-15 pétales. C’est surement l’une des premières plantes ornementales domestiquées.

Cette espèce, dont on peut encore trouver de rares spécimens dans la forêt d’Orléans mais qui est voie de disparition, est aujourd’hui protégée (depuis 1982), c’est d’ailleurs la seule espèce du genre rosa à être protégée.

Hybride de cette toute première rose sauvage : Rosa gallica officinalis Thory est la Rose des apothicaires, ou Rose de Provins, cultivée depuis l’Antiquité pour ses boutons utilisés en herboristerie comme astringent léger. La légende voudrait que ce soit Thibault IV de Champagne qui l’ait ramenée des croisades ; cette rose a fait la fortune de la ville de Provins.

Ne pas confondre la rose de France (rosa gallica) avec l’églantier qui appartient à l’espèce Rosa canina ou rose des chiens : ces églantiers de la forêt d’Orléans ont aussi beaucoup fait pour le développement de la rosiculture dans le Loiret. En effet, dès la fin du XVIIIe, on allait traditionnellement s’approvisionner en églantiers dans la forêt d’Orléans – ces églantiers dont les pépiniéristes orléanais avaient besoin pour greffer leurs rosiers « entre les deux Notre-Dame » (le 15 août et le 9 septembre).

Rose emblématique : la rose de France ou rosa gallica